Quand Internet aide les électeurs à faire leur choix
Vous ne savez pas encore pour qui voter ? Si vous faites partie des indécis de cette campagne présidentielle, de nombreux sites Internet sont là pour vous aider dans votre choix. Quivoter.fr, pourquivoteren2012.fr et jevotepourquien2012.fr offrent des questionnaires basés uniquement sur les programmes anonymes des candidats. Le but : ne pas se fier à la forme mais au fond.
« J’ai créé ce site pour permettre aux gens de voter à l’aveugle. » Ludovic de Nanteuil, responsable éditorial de quivoter.fr estime que le citoyen peut ainsi s’apercevoir que idées qu’il défend n’appartiennent pas forcément au candidat auquel il pense. Triés pas thèmes, les propositions sont un simple copier-coller des programmes électoraux : « on adapte les termes compliqués à un public qui ne s’intéresse pas aux questions politiques », affirme Maud Rubeau, responsable du design chez jevotequien2012.fr. Depuis les primaires socialistes, ces sites ont fleuri sur la toile et leur fréquentation est grandissante. Pour le site quivoter.fr, « on tourne aux alentours de 20000 clics depuis le 1er février », du côté de pourquivoteren2012.fr la moyenne est de 4 000 visiteurs par jour. Le plus médiatisé d’entre eux, jevotepourquien2012.fr, avoisine le million de clics.
Le vote ludique
« Cette technique de vote est volontairement ludique pour permettre aux internautes de dédramatiser sur des questions sensibles », explique Ludovic de Nanteuil. Les sites sont une occasion pour les votants d’exprimer librement leurs opinions. « Il est plus simple de s’exprimer sur la peine de mort dans un questionnaire anonyme que devant ses amis », admet Maud Rubeau. Beaucoup d’internautes avouent être surpris par le résultat : « Je pensais être du centre alors que le résultat me donne Philippe Poutou », confesse Marine. Pour d’autres, le résultat n’est pas surprenant et confirme leur position de départ. Ces sites ne feront donc pas changer l’issue du vote mais permettront à certains indécis de ne pas faire d’erreurs le jour du scrutin.
Co-écrit avec Romain BERCHET
