Quand la presse française entre en guerre avec Apple
Tous, nous nous souvenons du buzz qu’a créé Steeve Jobs en ce mois d’Avril 2010. Le lancement de l’Ipad fut une véritable révolution en matière de nouvelles technologies. Tous, voyait déjà ça comme un nouveau marché, une nouvelle façon de vivre notre vie numérique. On parlait d’ailleurs du sauveur de la presse écrite. On le sait, les jours sont plutôt noirs pour tous les journaux nationaux entre France Soir qui ferme sa version papier et la Tribune qui est en redressement judiciaire… L’arrivée de cette nouvelle technologie aurait sûrement pu changer l’avenir de la presse quotidienne nationale (PQN). Et pourtant, aujourd’hui presque aucun journal n’est présent dans le fameux kiosque d’Apple.
Un monopole trop important
Oui, l’esprit de Steeve Jobs infuse toujours dans la marque à la pomme. Une politique dure, très dure. Aujourd’hui, les négociations entre les journaux et le géant du numérique sont difficiles voire closes. La faute en est aux termes du contrat que propose Apple pour intégrer les journaux français à son kiosque numérique. Apple étant le seul à posséder le pouvoir sur ce canal de diffusion, les clauses ne conviennent à personne.
Apple, patron de presse ?
Car celles-ci sont tout simplement inimaginables. 3 points cités par Nicolas Demorand qui est à l’origine de ce mouvement :
- « Le prix du quotidien est décidé par Apple et non pas par les journaux eux-mêmes.
- Apple prend 30% de commission sur la vente de ces journaux
- Les données des abonnés au journal numérique par le biais du kiosque ne sont pas transmises aux entreprises de presse.»
Toutes ces conditions sont tout simplement non négociables. Alors pour faire face à cela, tous les titres de Presse nationale (à l’exception de France Soir et de la Tribune) ont décidés de ne pas se lancer dans ce marché pourtant alléchant. Apple essaie d’isoler chaque titre, mais pour l’instant « le front est uni » explique Nicolas Demorand. Une des solutions trouvées par les titres de presse, le développement du kiosque français en tant qu’application. E-presse, c’est le nom de cet outil qui regroupe une dizaine de titres. Et là encore, Apple met son véto, la firme de Jobs ne laisse pas cette application utiliser le système de notifications Push (le fait de recevoir une alerte sur notre smartphone ou notre tablette à la manière d’un message).
Si la guerre continue, reste à savoir lequel des clans se fera croquer le premier.
Sources : On refait le mac


