Web War One

Deux lois qui créent le buzz

Et si un nouveau type de guerre existait ? Et si les récentes lois PIPA/SOPA et les attaques des Anonymous lançaient le début de la première guerre mondiale Internet ? Fermeture de Megaupload, hacking, contre-hacking… Jusqu’où iront-ils ?

Deux lois comme trainée de poudre

Wikipédia en Français affichera une page d'accueil spéciale pour portester

Les projets de loi Protec Ip Act (PIPA) et Stop Online Piracy Act (SOPA) ont été déposés par deux sénateurs américains, l’un républicain : Lamar Smith et l’autre démocrate : Patrick Leahy. La loi PIPA donne au gouvernement plus de pouvoir ainsi que des outils pour mieux filtrer le web. Cela nécessite la création d’un corps de 22 agents spéciaux anti-hacking. La loi SOPA quand à elle a pour but d’élargir la fonction du copyright et de lutter contre les fichiers qui ne respectent pas le droit d’auteur . Le problème avec ces lois vient de la méthode de répression envers les sites internet. Si une plate-forme met en ligne des fichiers qui ne respectent pas le droit d’auteur, le gouvernement américain demandera aux partenaires comme Google ou Paypal de couper les ponts numériques avec ce site. S’ils ne le font pas et que la plate-forme en question ne retire pas ces fichiers, le site sera tout simplement coupé. Mais pour pouvoir filtrer et couper ces sites, les autorités utiliseraient un système de contrôle de l’adresse IP (notre carte d’identité sur le web). Or tous, nous avons une adresse IP, et le gouvernement américain pourrait donc filtrer tout le web, entraînant une fin progressive de la liberté d’expression sur le net.

Le blackout comme étincelle

Tout le monde se lie derrière se mouvement de contestation

Mercredi dernier, en réponse à ces projets lois la plupart des sites internet les plus visités ont mis leur plate-forme en blackout. Par exemple, la page anglophone de Wikipédia a tout simplement été coupé. Sur ce blog vous voyiez le petit bandeau « Stop censorship ». Google, Facebook, Twitter ont mis des informations condamnant cette loi. Une protestation qui a pris de l’ampleur sur le web en une journée. Les utilisateurs se sont tous ligués contre ces projets, plusieurs pétitions ont été signées et le groupe Anonymous a commencé à pirater des sites internet tel que Sony par exemple.

Megaupload comme explosion

Megaupload fut longtemps le site de téléchargement préféré des internautes

Le lendemain, sûrement en représailles, le FBI décide de fermer le site de téléchargement Megaupload. Ce site internet héberge tout type de fichier. Chaque utilisateur peut ainsi déposer sur cette plate-forme le document qu’il souhaite sauvegarder : une sorte de disque dur en ligne. Chacun peut ensuite télécharger ce fichier sur son ordinateur. Mais cela permet aussi de déposer des fichiers piratés comme des séries, des films, des logiciels. Même si Megaupload était en pleine campagne de suppression de ces éléments pirates, le FBI aurait trouvé des éléments compromettants à l’encontre de son président. Kim Dotcom (ou kim.com) aurait financé des utilisateurs pour qu’ils mettent ces fameux fichiers piratés en ligne. Plus de fichiers pirates entraînent plus de téléchargement, donc plus de revenus publicitaires et aussi plus d’abonnements « premium ». Késako ? Ce sont des forfaits payants qui permettent de télécharger plus rapidement et en plus grande quantité les fichiers de Megaupload. Ce forfait à d’ailleurs été envisagé par François Hollande, une sorte de licence générale où les auteurs des fichiers sous copyright recevraient une redevance en fonction de leur audience. Autre plate-forme de l’énorme entreprise de Kim.com : Megavideo. Ce site permet de regarder des vidéos en streaming (sur le site et donc pas de téléchargement). Tout cela a été fermé, et a provoqué de fortes réactions de la part des internautes.

Le bloc du web

Un masque et une doctrine menacent les autorités du monde entier

Dès l’annonce de cette fermeture sans préavis, les Anonymous ont encore attaqué. Ce groupe de hackeurs du monde entier se sont relayés pendant plus de 24 heures pour pirater un grand nombre de sites internet. L’Elysée, le site du gouvernement américain, Hadopi, et j’en passe. Au final plus d’une vingtaine de plateformes ont été fermées, piratées, trollées… Ce groupe menace de plus en plus. Ils ont posté une vidéo appelant tous les internautes à se mobiliser, créer des manifestations physiques, de partager des vidéos… Un message audio qui sera démenti quelques heures après son lancement, avertissaient : « si vous ne ré-ouvrez pas Megaupload, nous fermerons Facebook, Twitter, Youtube et de nombreux autres sites qui sont les plus visités au monde. » Les Anonymous prennent une place de plus en plus importante dans le paysage numérique. Ils deviennent de plus en plus menaçants envers les autorités et les gouvernements. D’autant qu’une grande partie des internautes se retrouvent dans leurs actions.

Une contre-offensive et des conséquences à venir ?

Bien entendu on peut attendre une réponse de la part de ces autorités, mais le point faible des Anonymous est aussi leur point fort : leur désorganisation. La loi PIPA prévoit donc un corps de contre-hackers. Peut-être une unité d’élite web visant à protéger et contrer les attaques du groupuscule. Néanmoins, les Anonymous ont un large panel d’action, rien ne semble pouvoir les arrêter. Des informations confidentielles sur les gouvernements, des documents Top-secret, tout semble être à leur portée. Alors, allons nous assister à une premier web war mondiale ? La réponse pourrait arriver très vite ainsi que la forme que celle-ci prendra…

(http://vidberg.blog.lemonde.fr/2012/01/25/francois-hollande-sengage-contre-hadopi/)

Laisser un commentaire

Plus dans Dossier Mega, Média en ligne
Xavier Niel, un nouveau Steve Jobs ?
Une fusée et un mystère
Fermer